Examen de la politique d’investissement de Djibouti

[The full report is only available in French]

Situé sur le littoral de la Corne de l’Afrique, Djibouti est stratégiquement positionné entre l’Afrique, l’Asie et l’Europe. Djibouti est également l’un des pays africains qui souhaitent depuis longtemps attirer les investissements directs étrangers (IDE). Cependant, le pays est confronté à d’énormes défis de développement, notamment des niveaux élevés de pauvreté et de chômage, une faible base de compétences et d’importantes contraintes d’infrastructure.

L’examen de la politique d’investissement (IPR) de Djibouti identifie un certain nombre de faiblesses dans les cadres politique, juridique, réglementaire et institutionnel de l’investissement à Djibouti. Tenant compte des objectifs de développement de Djibouti et de la volonté du Gouvernement d’améliorer l’environnement des investissements, l’EPI propose des actions correctives et propose une stratégie multidimensionnelle pour attirer les IDE. La stratégie est basée sur les directives énoncées dans le cadre de la politique d’investissement pour le développement durable (IPFSD) de la CNUCED. Dans un premier temps, l’EPI recommande que le gouvernement clarifie sa vision sur le rôle que l’investissement, et les IDE en particulier, peuvent jouer dans la contribution au plan de développement de Djibouti.

La stratégie propose une refonte du code des investissements existant pour mieux l’aligner sur les meilleures pratiques. Le nouveau code devrait fournir des conditions claires d’entrée, d’établissement et de traitement des investisseurs étrangers, ainsi que de meilleures garanties de protection. En ce qui concerne l’environnement global des entreprises, l’EPI propose des mesures concrètes pour simplifier la création d’une entreprise et rendre le régime fiscal plus favorable aux petites et moyennes entreprises. L’EPI formule ensuite des recommandations précises pour : a) simplifier la législation foncière ; b) assouplir la législation du travail pour répondre aux besoins sectoriels; c) renforcer le cadre de contrôle de la concurrence et de la conformité environnementale ; d) améliorer la gouvernance ; et e) améliorer la compétitivité du capital humain et des infrastructures physiques.

L’EPI offre également des pistes pour mieux cibler les efforts de promotion de l’investissement au niveau sectoriel, y compris un examen des incitations fiscales existantes pour affiner leur ciblage et leur cohérence. En ce qui concerne le montage institutionnel, l’EPI recommande que le mécanisme nouvellement créé – le Haut Conseil National du Dialogue Public-Privé – soit rapidement opérationnel. Le suivi et l’évaluation des réformes devraient être une priorité essentielle. L’EPI se termine par des suggestions pour rationaliser le cadre institutionnel existant, améliorer la coordination entre les institutions chargées de l’investissement et renforcer le rôle de l’ANPI.




Leave a Comment