Un nouveau restaurant en vogue apporte la cuisine française au centre-ville d’Austin

Peut-être parce que l’expression “Nouvel Américain” commence rapidement à avoir tout l’attrait culturel de Google Glass, les restaurateurs d’Austin se sont récemment tournés vers les traditions moins épilées de l’Europe pour s’inspirer. Après une furieuse course de restaurants italiens, les chefs se tournent maintenant vers d’autres coins du continent pour les aider à se démarquer sur un marché qui a laissé beaucoup trop de chefs se déchaîner avec le pollen d’abeille.

Il n’est donc pas surprenant que le français classique soit la dernière nouveauté, d’abord dirigé par Bonhomie du chef Philip Speer et maintenant avec le dernier point chaud de New Waterloo, Le Politique. Les projets du groupe hôtelier, y compris Sway; la comtesse; et Otoko, Central Standard et Café No Sé du South Congress Hotel ont toujours été un bon baromètre de la façon dont Austin aime manger. Et Le Politique représente une sorte de réinitialisation de la scène culinaire d’Austin en revenant à l’essentiel.

Le nom Le Politique – “le politicien” en anglais – est un clin d’œil au fait qu’Austin est la capitale, bien sûr, mais il rend également hommage à Jean Pierre Isidore Alphonse Dubois, le diplomate français qui a construit la légation française d’Austin et est responsable de l’un des les incidents internationaux les plus ridicules de l’histoire du Texas.

Bien que l’entrée de Second Street puisse être un peu difficile à trouver (ou peut-être suis-je le seul à avoir maladroitement essayé d’entrer par l’arrière de la salle à manger), un peu de détective (dans mon cas, suite à un couple qui ressemblait à ils ont utilisé l’expression “je ne se quoi” dans une conversation informelle) mène à une brasserie animée.

La firme de design Clayton and Little équilibre bien les éléments traditionnels comme les chaises de bistrot en rotin et le marbre de Carrare avec un palais pastel contemporain. Les bleus pâles du sol carrelé se répètent sur un papier peint tropical derrière le bar, mis à la terre avec du laiton et des bois chauds. L’entrée est bruyante – à la fois dans le choc des textures et dans le bourdonnement des mondains étant sociaux – mais la clameur s’adoucit dès que vous entrez dans la salle à manger principale.

Enveloppée de rideaux en lin rose (je suis sûr que le restaurant a pris le temps de les presser maintenant) et de boiseries blanches, la pièce principale est aussi sobre que le bar est animé. Il y a peu de décoration, à l’exception du plafond en étain pressé, des vases à bourgeons à chacune des tables sombres et peut-être des plus beaux luminaires fluorescents que vous verrez jamais. La palette pâle donne à l’espace la sensation de rêve d’une salle à manger de grand magasin du milieu du siècle – ou les décors rougissants d’une comédie musicale MGM. De petits détails – des signets pliés dans les serviettes, des stylos dorés minces et des impressions de gestes de la main sur les assiettes – ajoutent du charme sans interrompre le sens de l’occasion.

La cuisine du chef Derek Salkin, dont le CV comprend des passages chez Thomas Keller’s Per Se et The French Laundry ainsi qu’au restaurant Joël Robuchon, trois étoiles Michelin, au Mansion, s’inscrit dans la même ligne de classicisme sans fard. En début de repas, nous avons particulièrement apprécié les gougères dont la pâte à choux contenait à peine une bonne cuillerée de gruyère mornay et la belle salade landaise garnie d’un riche couplet de magret de canard fumé et de foie gras. Le programme de boissons du directeur des boissons de New Waterloo, Mandi Nelson, a résisté aux saveurs fortes, en particulier La Cómplice, avec du rhum Treaty Oak local, du luxardo, du dolin blanc, des raisins et du citron vert.

Les hors-d’œuvre et peut-être l’une des sélections de la barre crue feraient un dîner parfaitement satisfaisant, mais soldat sur vous le devez. Les entrées font bon usage de diverses sauces, mais aucune n’est extrêmement lourde. Nous avons partagé une spécialité de sole au beurre noisette et aux câpres, garnie à table et servie avec des pommes coupées en deux, mais le menu promet plein de gourmandises pour les visites de retour, dont de la truite aux amandes, des moules à la marinière et un demi-poulet rôti servi avec une sauce au vin blanc et des pommes aligot (ça ne dérangera pas votre serveur si vous les appelez « purée de pommes de terre au fromage »).

Comme dans tout restaurant français respectable, les desserts sont incontournables. La chef pâtissière exécutive Alyssa Hurlstone, dont la carrière l’a placée au French Laundry, à Chicago’s Takashi et à Jean Philippe Patisserie, a déjà fait vibrer la ville avec un manuel Paris-Brest servi avec une boule de glace à la noisette. Nous avons commandé le « baba » au rhum exotique avec confiture de banane, citron vert et chantilly aux fruits de la passion.

Comme pour tout nouveau restaurant, il y avait quelques petites choses à régler, mais déjà le service était aussi assuré que n’importe quel restaurant de la ville. Pendant le dîner, j’ai remarqué que Le Politique avait attrapé pas mal de stars dans d’autres restaurants d’Austin. La confiance accordée par les initiés peut être l’indicateur le plus sûr de grandes choses à venir.

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